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Plan de développement des compétences 2026 : le guide

Guide de financement OPCO

Le plan de développement des compétences est le document structurant de la politique de formation d'une entreprise. Longtemps appelé « plan de formation », il a été renommé par la loi Avenir professionnel de 2018 pour refléter une approche plus large : il ne s'agit plus seulement de planifier des formations, mais de piloter la montée en compétences de l'ensemble des salariés au service de la stratégie de l'entreprise. Bien construit, c'est un levier de performance et d'attractivité. Mal construit, c'est un catalogue Excel qu'on subit chaque année.

Ce guide détaille la méthodologie complète pour construire un plan de développement des compétences en 2026 : cadre légal, 5 étapes de construction, dispositifs mobilisables, modalités pédagogiques, mesure d'efficacité, digitalisation. Il s'adresse aux DRH, responsables formation et dirigeants qui veulent faire passer leur politique formation d'un exercice administratif à un vrai levier stratégique.

Plan de développement des compétences : définition et évolution

Le plan de développement des compétences (PDC) regroupe l'ensemble des actions de formation décidées par l'employeur pour maintenir et développer les compétences de ses salariés. Il couvre aussi bien les formations obligatoires réglementaires que les actions de montée en compétences volontaires, les bilans de compétences, les actions de validation des acquis de l'expérience (VAE) ou encore les parcours certifiants.

Cette dénomination est récente. Jusqu'en 2018, on parlait de plan de formation, terme que beaucoup d'équipes RH utilisent encore par habitude. La loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018 a renommé le dispositif en « plan de développement des compétences », pour marquer un changement de paradigme : on ne se contente plus de lister des formations, on pilote une démarche compétences au service des enjeux stratégiques de l'entreprise.

Dans la pratique, « plan de formation » et « plan de développement des compétences » désignent le même outil. Nous utilisons les deux termes indifféremment dans ce guide.

Le PDC est encadré par les articles L.6321-1 et suivants du Code du Travail, qui définissent les obligations de l'employeur en matière de formation professionnelle.

Cadre légal et obligations des entreprises

Toutes les entreprises françaises, quelle que soit leur taille, sont concernées par l'obligation de formation. Les modalités varient cependant selon l'effectif et la configuration de l'entreprise.

Les entreprises de moins de 50 salariés

Elles ne sont pas tenues de formaliser un plan de développement des compétences écrit, mais restent soumises à l'obligation générale d'adaptation au poste de travail (article L.6321-1 du Code du Travail). En pratique, dès qu'une entreprise atteint une dizaine de salariés, formaliser un plan reste fortement recommandé pour piloter les budgets OPCO et répondre aux demandes du CSE.

Les entreprises de 50 salariés et plus

Elles doivent consulter leur CSE (Comité Social et Économique) chaque année sur les orientations stratégiques de la formation et sur le plan de développement des compétences (articles L.2312-24 et L.2312-26). Le CSE dispose d'un droit d'information et d'avis consultatif, pas d'un droit de veto. La consultation se fait généralement en deux temps : une première séance pour les orientations (N), une seconde pour le bilan N-1 et les projets N+1.

Les entretiens professionnels obligatoires

Tous les 2 ans, l'employeur doit organiser un entretien professionnel avec chaque salarié pour faire le point sur ses perspectives d'évolution et les formations à envisager. Tous les 6 ans, un bilan récapitulatif vérifie que chaque salarié a bénéficié d'au moins 2 des 3 mesures suivantes : action de formation non obligatoire, acquisition d'éléments de certification, progression salariale ou professionnelle. À défaut, l'employeur doit verser un abondement correctif sur le CPF du salarié concerné, dont le montant est fixé par la réglementation.

Les formations obligatoires

Certaines formations sont imposées par la réglementation selon l'activité de l'entreprise : sécurité incendie, habilitations électriques, SST, transport de matières dangereuses, hygiène alimentaire, etc. Ces formations relèvent de l'obligation de sécurité de l'employeur et sont distinctes des formations de développement des compétences au sens strict, mais elles sont intégrées au plan.

Les 5 étapes de construction d'un plan de développement des compétences

Un plan de développement des compétences efficace se construit en 5 étapes qui s'enchaînent sur 3 à 6 mois, généralement entre septembre et décembre pour une mise en œuvre l'année suivante.

Étape 1 : Diagnostic des besoins en compétences

Le point de départ consiste à identifier les écarts entre les compétences actuelles et les compétences cibles, à la maille individuelle, collective et stratégique.

Les sources de données utiles pour le diagnostic :

  • Orientations stratégiques : plan moyen terme, nouveaux produits, transformations prévues (digitalisation, internationalisation, nouvelles technologies).
  • Entretiens professionnels des 2 dernières années : synthèse des souhaits d'évolution et des besoins de formation remontés.
  • Entretiens annuels d'évaluation : écarts de performance identifiés et plans de montée en compétences associés.
  • Référentiel métiers : compétences clés par fonction, avec le niveau attendu.
  • Pyramide des âges et mobilités : compétences à transmettre avant les départs en retraite.
  • Données de turnover et climat social : zones de fragilité où la formation peut être un levier de rétention.

L'output de cette étape est une matrice des besoins en compétences, idéalement par métier et par population (managers, commerciaux, techniciens, etc.), avec une priorisation selon l'urgence et l'impact business.

Étape 2 : Recueil des attentes des parties prenantes

Le diagnostic RH seul ne suffit pas. Il faut croiser avec les attentes remontées par les parties prenantes internes.

Trois sources principales à consulter :

  • Les managers : via des entretiens individuels ou un questionnaire structuré. Les managers connaissent les écarts concrets de compétences sur le terrain et les évolutions à anticiper.
  • Les salariés : via les entretiens professionnels, un baromètre formation, ou des focus groups ciblés. Leur engagement dépend en partie de la reconnaissance de leurs attentes dans le plan.
  • Le CSE : via la consultation annuelle obligatoire sur les orientations stratégiques de la formation. Le CSE remonte généralement des demandes collectives (accessibilité, QVT, prévention).

L'objectif n'est pas de répondre à toutes les demandes, mais de les consolider pour éclairer l'arbitrage de l'étape 3.

Étape 3 : Priorisation et arbitrage budgétaire

Les besoins identifiés dépassent presque toujours le budget disponible. L'arbitrage est donc une étape clé du PDC.

Critères de priorisation couramment utilisés :

  • Obligation réglementaire : les formations obligatoires passent en premier (non négociables).
  • Alignement stratégique : les besoins directement liés aux orientations stratégiques priment sur les demandes opportunistes.
  • Impact business : gain de productivité, réduction de risque, ouverture de nouveaux marchés, rétention des talents clés.
  • Urgence : compétences à acquérir avant une échéance critique (lancement produit, réglementation, départ en retraite).
  • Coût-bénéfice : certaines formations à faible coût ont un impact disproportionné (formation manager d'une équipe de 10 personnes, formation tech-transverse).

L'arbitrage budgétaire doit aussi intégrer les financements mobilisables : budget interne, prise en charge OPCO, cofinancement CPF, dispositifs régionaux, appels à projets FNE ou EDEC. Un bon plan optimise la combinaison des financeurs pour maximiser le volume de formation par euro engagé.

Étape 4 : Choix des modalités pédagogiques et dispositifs

Pour chaque action retenue, il faut arbitrer entre plusieurs variables : modalité pédagogique, format, prestataire, dispositif de financement, public cible, durée.

Les principales modalités pédagogiques disponibles en 2026 :

  • Présentiel classique : interactions riches, bon pour les comportements et les apprentissages complexes.
  • E-learning asynchrone : accessible à tous, scalable, idéal pour les savoirs.
  • Classes virtuelles synchrones : à mi-chemin entre présentiel et e-learning.
  • Blended learning : combine plusieurs modalités sur un même parcours.
  • Microlearning : modules courts de 2 à 10 minutes, pour l'ancrage et la formation continue.
  • Formation en situation de travail (AFEST) : reconnue depuis 2018, particulièrement adaptée aux métiers manuels et techniques.
  • Mentoring et coaching : format individuel à fort impact pour les hauts potentiels et les transitions managériales.

Les dispositifs de financement à arbitrer sont détaillés dans le satellite dédié. Ils vont du plan de développement des compétences classique (financement OPCO + budget interne) à l'alternance, la Pro-A, la VAE, les bilans de compétences, et les formations certifiantes RNCP/RS.

Étape 5 : Pilotage, mesure et ajustement

Un plan qui n'est pas piloté dérive systématiquement : actions non réalisées, budgets dépassés, impact non mesuré. Le pilotage se structure autour de 4 activités récurrentes.

  • Déploiement opérationnel : convoquer les bénéficiaires, organiser les sessions, produire les documents réglementaires (convention, feuille d'émargement, attestation), collecter les évaluations.
  • Suivi budgétaire mensuel : comparer engagements et consommations, identifier les dérives, réaffecter les budgets non consommés.
  • Reporting trimestriel : tableau de bord pour la direction et le CSE, avec avancement des actions, taux de réalisation, satisfaction.
  • Bilan annuel : bilan pédagogique et financier complet, mesure d'impact business, alimentation du PDC de l'année suivante.

Un bon plan prévoit dès sa conception les indicateurs qui serviront à le piloter. C'est une erreur fréquente que de définir les KPI après coup : ils ne seront jamais aussi pertinents qu'anticipés.

Les dispositifs de financement à articuler

Un plan de développement des compétences mature combine plusieurs dispositifs de financement pour maximiser le volume de formation par euro engagé par l'entreprise.

  • Plan de développement des compétences financé par l'OPCO : le socle pour les entreprises de moins de 50 salariés, complément pour les plus grandes.
  • Cofinancement CPF : pour les formations certifiantes coûteuses (titres RNCP, permis, langues).
  • Alternance (apprentissage et professionnalisation) : pour les recrutements et les reconversions internes.
  • Pro-A : pour faire monter en qualification des salariés en CDI faiblement qualifiés.
  • VAE (Validation des Acquis de l'Expérience) : pour valoriser l'expérience de salariés sans diplôme.
  • Bilans de compétences : pour accompagner les transitions professionnelles internes.
  • FNE-Formation : dispositif d'État activé lors des transformations majeures ou des difficultés économiques.
  • Dispositifs régionaux : appels à projets spécifiques selon votre région et votre secteur.

👉 Pour tout savoir sur les OPCO et leur fonctionnement, consultez notre guide complet OPCO 2026.

Mesurer l'efficacité du plan de formation

La mesure est le maillon faible de la plupart des plans de formation. Trop souvent, on mesure la satisfaction à chaud (utile mais limitée) et on en reste là. La mesure d'impact business est la norme des organisations matures.

Le modèle Kirkpatrick, référence internationale, distingue 4 niveaux de mesure : satisfaction (niveau 1), apprentissage (niveau 2), comportement en situation de travail (niveau 3), impact business (niveau 4). Le modèle de Phillips ajoute un niveau 5 : le ROI financier.

Les KPI essentiels à suivre : taux de participation, taux de complétion, score de satisfaction post-formation, score d'apprentissage, transfert en situation de travail, impact business, coût par stagiaire, ROI financier.

👉 Pour un approfondissement des KPI et des méthodes de mesure, consultez notre guide sur le ROI des plans de formation.

Intégrer les modalités pédagogiques modernes

Le plan de développement des compétences de 2026 ne ressemble plus à celui de 2015. Les modalités pédagogiques se sont diversifiées, les attentes des salariés ont évolué, la montée en puissance du digital et de l'IA a transformé les pratiques.

Tendances lourdes à intégrer :

  • Microlearning : modules courts de 2 à 10 minutes, accessibles sur mobile, pour l'ancrage et la formation continue. Particulièrement adapté aux jeunes générations et aux cols bleus.
  • Blended learning : combinaison e-learning + présentiel + mentoring, pour maximiser l'efficacité pédagogique.
  • Adaptive learning : parcours qui s'adaptent au niveau et aux progrès de l'apprenant, souvent via des algorithmes.
  • Formation en situation de travail (AFEST) : formalisée depuis 2018, elle valorise les apprentissages issus de la pratique.
  • Social learning : apprentissage entre pairs via communautés internes, mentoring, co-développement.

👉 Pour approfondir le microlearning et son intégration au plan, consultez notre guide sur le microlearning en 2026.

Personnaliser les parcours de formation

La personnalisation est l'un des axes majeurs d'évolution du plan de formation. Fini le catalogue unique pour tous : les salariés attendent désormais des parcours adaptés à leur métier, leur niveau, leurs ambitions.

Trois niveaux de personnalisation à considérer :

  • Personnalisation collective : parcours différents par métier ou par population (managers, commerciaux, techniciens).
  • Personnalisation par cohorte : parcours adaptés aux nouveaux arrivants, aux promus, aux expatriés.
  • Personnalisation individuelle : parcours co-construits lors de l'entretien professionnel, aligné sur le projet de carrière.

La personnalisation vraie est chronophage à l'échelle si elle n'est pas outillée. C'est précisément pour cela qu'un logiciel de gestion de la formation prend tout son sens dans les entreprises qui veulent la généraliser.

👉 Pour la méthodologie de personnalisation, consultez notre guide sur la personnalisation des plans de formation.

Digitaliser la gestion du plan de formation

La gestion d'un plan de formation sur Excel et emails est la norme dans beaucoup d'ETI françaises. Elle devient rapidement ingérable au-delà de 300 salariés, surtout avec la multiplication des dispositifs de financement, la consolidation multi-OPCO, les exigences Qualiopi et les attentes de reporting du CSE.

Deux grandes catégories d'outils dominent le marché :

  • TMS (Training Management System) : pilote la partie administrative et financière (recueil des besoins, plan, budget, conventions, factures, remboursements OPCO, reporting).
  • LMS (Learning Management System) : héberge et diffuse les contenus de formation en ligne.

La tendance 2026 est à la convergence des deux, avec des plateformes qui couvrent TMS + LMS et intègrent progressivement des briques d'intelligence artificielle pour automatiser les tâches répétitives (construction de parcours, rédaction de convocations, analyse de satisfaction).

Le choix d'un TMS engage typiquement pour 5 à 8 ans. Pour structurer cette décision, voir le guide Logiciel de gestion de la formation : 8 critères, panorama du marché et ROI.

👉 Pour approfondir la digitalisation et choisir le bon outil, consultez notre guide sur la digitalisation du plan de formation.

Les 5 erreurs à éviter

Certaines erreurs reviennent systématiquement dans les PDC que nous voyons chez nos clients. Les anticiper évite des mois de friction inutile.

  • Erreur 1 : Construire le plan en vase clos RH. Sans implication des managers et de la direction, le plan reste théorique. Solution : impliquer les managers dès l'étape 1 de diagnostic, et aligner systématiquement sur les orientations stratégiques validées en comité de direction.
  • Erreur 2 : Sous-estimer la conduite du changement. Les salariés peuvent résister aux nouvelles formations, surtout si elles sont perçues comme imposées. Solution : communiquer en amont le sens, impliquer les managers en relais, valoriser les formations suivies.
  • Erreur 3 : Ignorer la psychologie de l'apprentissage. Les formations trop longues, trop passives, trop théoriques ont un taux d'ancrage faible. Solution : privilégier l'espacement, la pratique, le feedback, les formats courts et variés.
  • Erreur 4 : Oublier les populations invisibles. Les cols bleus, les salariés peu qualifiés, les seniors en fin de carrière sont souvent sous-exposés aux dispositifs de formation. Solution : analyser les écarts de consommation formation par population et ajuster.
  • Erreur 5 : Ne pas mesurer l'impact business. Mesurer seulement la satisfaction à chaud, c'est passer à côté du vrai ROI. Solution : définir 2 à 3 KPI business par action critique et les suivre dans la durée.

Adapter le plan aux populations spécifiques

Certaines populations ont des besoins et des attentes spécifiques qui doivent être pris en compte dans le plan de formation pour éviter des angles morts.

La génération Z et les jeunes talents

Les moins de 30 ans attendent des formations courtes, interactives, accessibles en mobilité, avec une dimension sociale (apprentissage entre pairs, feedback immédiat). Le microlearning et le mobile learning sont particulièrement adaptés. Ils sont aussi plus sensibles à la dimension impact sociétal et au développement durable.

Les managers intermédiaires

Population clé, souvent sous-exposée aux formations management. La montée en compétences managériale conditionne la performance collective. Privilégier les formats mixtes (formation + coaching + communautés de pairs) et les certifications valorisantes pour le CV.

Les cols bleus et salariés peu qualifiés

Sous-consommateurs historiques de formation, avec un accès souvent limité au digital et au CPF. Priorité à la formation en situation de travail (AFEST), à l'illettrisme et à l'illectronisme, aux certifications socle (CléA). Les dispositifs Pro-A et VAE sont particulièrement pertinents pour cette population.

Les seniors en fin de carrière

Souvent mis à l'écart des formations au prétexte d'un ROI insuffisant. Erreur stratégique : ce sont les salariés qui détiennent la connaissance tacite de l'entreprise. Priorité à la transmission des compétences (tutorat, mentoring inversé), à la mobilité interne et à la préparation de la retraite.

La diversité et l'inclusion

Intégrer la formation sur les biais cognitifs, l'inclusion, la neurodiversité et l'accessibilité. Former spécifiquement les managers sur le management inclusif, pierre angulaire de la performance collective. Les formations handicap (AGEFIPH) et sur l'égalité professionnelle F/H sont souvent financées spécifiquement.

Comment Simbel simplifie la gestion du plan de formation

La construction et le pilotage d'un plan de développement des compétences sont des exercices lourds quand ils reposent sur Excel et sur l'email. Simbel est conçu pour industrialiser l'ensemble du cycle, de la collecte des besoins au reporting annuel.

Un outil qui couvre tout le cycle du plan de formation

  • Recueil des besoins en ligne : formulaires de demande de formation personnalisables, intégration directe avec les entretiens professionnels, remontée automatique par manager.
  • Construction du plan en quelques clics : consolidation des besoins, arbitrage budgétaire, validation manager, priorisation automatique.
  • Gestion multi-dispositifs natifs : plan de développement, alternance, Pro-A, VAE, bilans de compétences, CPF cofinancé, avec leurs taux de prise en charge OPCO spécifiques.
  • Génération automatique des documents réglementaires : conventions, convocations, feuilles d'émargement, attestations de fin de formation, 100 % conformes Qualiopi.
  • Suivi budgétaire temps réel : engagements, consommations, remboursements OPCO, reste à charge par dispositif, par entité, par trimestre.
  • Mesure d'impact intégrée : évaluations à chaud et à froid, KPI Kirkpatrick, tableaux de bord pour la direction et le CSE.
  • Catalogue LMS natif : hébergement de vos contenus e-learning, parcours blended, microlearning, avec suivi des complétions et des certificats.

👉 Découvrez les fonctionnalités complètes de Simbel TMS pour la gestion du plan de formation.

Un accompagnement humain du déploiement à l'exploitation

  • Chef de projet dédié pendant les 12 semaines de déploiement, spécialisé dans la construction de plans de formation pour ETI.
  • Customer Success Manager post-déploiement accessible par calendrier ouvert ou helpdesk.
  • Point annuel avec le directeur de l'expérience client pour ajuster la configuration aux évolutions de votre politique formation.

FAQ plan de développement des compétences

Quelle est la différence entre plan de formation et plan de développement des compétences ?

Aucune en pratique. « Plan de développement des compétences » est la nouvelle dénomination officielle depuis la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018. Les deux termes désignent le même document. Beaucoup d'équipes RH continuent d'utiliser l'expression « plan de formation » par habitude.

Quelle est la périodicité d'un plan de développement des compétences ?

En général annuel, avec une construction à l'automne pour l'année civile suivante. Certaines ETI travaillent sur un plan pluriannuel (2 à 3 ans) pour les actions structurantes, avec une révision annuelle pour les ajustements budgétaires et les priorités émergentes.

Le CSE peut-il refuser le plan de formation ?

Non. Le CSE dispose d'un droit d'information et d'avis consultatif sur le plan, pas d'un droit de veto. L'employeur reste seul décisionnaire. En revanche, un avis négatif du CSE ou une absence de consultation peut exposer l'entreprise à des contentieux (délit d'entrave).

Quel budget consacrer au plan de formation ?

Aucune obligation légale au-delà de la contribution légale formation professionnelle (1 % de la masse salariale pour les entreprises de 11 salariés et plus). Les ETI performantes investissent généralement 2 à 4 % de leur masse salariale dans la formation, tous financements confondus.

Comment articuler plan de formation et CPF ?

Le plan relève de l'initiative de l'employeur, le CPF de l'initiative du salarié. Les deux peuvent se combiner via un cofinancement : l'employeur abonde le CPF du salarié sur une formation qui l'intéresse, le salarié mobilise ses droits. C'est particulièrement utile pour les formations certifiantes coûteuses.

Faut-il faire une formation par an à chaque salarié ?

Non, mais tous les 6 ans, chaque salarié doit avoir bénéficié d'au moins 2 des 3 mesures suivantes : action de formation non obligatoire, acquisition d'éléments de certification, progression salariale ou professionnelle. À défaut, abondement correctif sur le CPF du salarié, dont le montant est fixé réglementairement.

Le plan de formation doit-il être écrit ?

Pour les entreprises de 50 salariés et plus, il doit être présenté au CSE sous forme formalisée. Pour les plus petites, un document écrit n'est pas obligatoire mais reste fortement recommandé pour piloter les budgets OPCO et documenter les formations réalisées.

Que se passe-t-il si une formation prévue n'est pas réalisée ?

Elle n'engage pas la responsabilité de l'employeur sauf s'il s'agit d'une formation obligatoire (sécurité, habilitations). Les budgets non consommés peuvent être réaffectés à d'autres actions ou reportés selon la politique interne. Le bilan annuel au CSE doit expliquer les écarts entre prévisions et réalisations.

Sources et références externes

  • Code du Travail, articles L.6321-1 et suivants (obligation de formation de l'employeur)
  • Code du Travail, articles L.2312-24 et L.2312-26 (consultation CSE sur la formation)
  • Loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018 (renommage en plan de développement des compétences)
  • France Compétences (régulateur national) : francecompetences.fr
  • Ministère du Travail, section formation professionnelle : travail-emploi.gouv.fr
  • Centre Inffo (ressource professionnelle de référence) : centre-inffo.fr